Isoler des combles

Les combles constituent le premier poste de déperdition d'une maison ancienne et le moins cher à traiter. Deux situations très différentes se présentent.

Combles perdus

L'isolant se pose sur le plancher, en rouleaux déroulés en deux couches croisées ou en flocons soufflés, technique rapide qui épouse les irrégularités et atteint des épaisseurs importantes. La résistance thermique visée pour bénéficier des aides se situe autour de 7 mètres carrés kelvin par watt, soit une épaisseur considérable.

Combles aménageables

L'isolation se pose sous rampants, entre et sous les chevrons, en deux couches croisées pour traiter les ponts thermiques. La hauteur perdue est réelle, et il faut conserver une lame d'air ventilée sous la couverture, faute de quoi la charpente subit une condensation destructrice.

Pare-vapeur des combles

Placé du côté chaud, c'est-à-dire vers l'intérieur, il empêche la vapeur d'eau de migrer dans l'isolant et de s'y condenser. Sa continuité est essentielle : les recouvrements, les jonctions avec les murs et les passages de câbles se traitent avec des adhésifs adaptés. Un pare-vapeur percé ne sert à rien.

Points à ne pas manquer

La trappe d'accès, souvent laissée nue, annule une part du bénéfice. Les spots encastrés imposent des capots de protection, l'isolant ne devant jamais les recouvrir. Les conduits de fumée demandent un écart au feu réglementaire. Et la ventilation du logement doit être vérifiée, une maison isolée sans renouvellement d'air développant condensation et moisissures.